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04/10/2017

Décès de Marcel Matz

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Notre cher Marcel s'en est allé ce jeudi 26 septembre 2017, épuisé. Homme fruste mais amical, attachant, volontiers fort en gueule, mais sensible, très aimanté par les femmes, Marcel a connu une écrasante vie de travail et était reconnu par ses collègues comme un homme costaud et vaillant.

Dans son récit de vie, il retrace ainsi son parcours. "J’ai travaillé à 14 ans. J’ai d’abord travaillé à la ferme Callène, je faisais le nettoyage, le nourrissage des bêtes, je m’occupais de l’élevage de moutons. Je ne me souviens pas de tout. Ensuite, vers 15 ou 16 ans, je crois, j’ai travaillé aux Chemins de fer. J’ai travaillé à Ciney, à Tamines, à Charleroi. Mon travail, c’était l’entretien et la réparation des rails et des voies ferrées. J’ai travaillé à peu près jusqu’à l’âge de 60 ans."

Marcel n'était pas un homme de la nostalgie, il n'aimait guère se souvenir comme en atteste son récit: "J’avais des bêtes, des moutons et de la volaille, des lapins. Je mangeais ma volaille et mes lapins, pas les moutons, je les vendais, je ne voulais pas les manger. Je faisais également un grand jardin dans lequel je plantais des pommes de terre, de la salade, des haricots, des choux, des poireaux, des carottes et des oignons. J’avais un chien aussi, il s’appelait Jacky, il a vécu longtemps. Puis j’ai eu aussi un grand bouvier noir qui s’appelait Fala. Et un chat qui s’appelait Mirette. J’aimais être dehors, à l’air, avec mes animaux, dans mon potager. Maintenant, je ne saurais plus. Mes jambes ne me portent plus.Je n’ai jamais trop aimé la télévision. Je la regardais très peu. Maintenant, il faut que j’arrête, je suis fatigué. Les souvenirs me fatiguent. Je n’aime pas tout ça." 

L'homme se dit dans cette évocation. Ce qu'il aime s'y trouve et le peu de goût qu'il a pour la parole ou pour la mémoire. Marcel avait aussi un sourire convaincant. Veuf d'Andrée Dinon, Marcel était né à Foy-notre-Dame en 1934. Nous souhaitons à ce bon gros étourneau sansonnet que nous avons beaucoup aimé, une roselière accueillante, paisible, pleine de sifflées mélodieuses et d'oiselles bienveillantes.

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20/09/2017

Décès Désiré Willems

Départ de Désiré

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SAM_6035.JPGEntré à la Résidence-services en 2013, Désiré était né en 1930, il nous a quittés le 15 septembre à 00.40. Il était fermier et cultivateur à Hordenne, au-dessus d'Anseremme, dans une grande ferme carrée tout à fait à l'écart, près du château. La ferme possédait une cinquantaine de vaches et cultivait le froment, le maïs. Désiré travaillait avec son frère Emile rentré d'Afrique en 60. Jusque là, il avait travaillé avec son père. Désiré et Emile ont travaillé ensemble jusqu'en 1986, date de la fin du bail. L'entente était bonne, ils avaient chacun leur domaine bien précis, chacun leurs responsabilités bien déterminées. Mme Ferauche, épouse de Désiré, travaillait dans une pharmacie. Le couple s'occupait beaucoup de sa nièce Héloïse. Après 86, Mme Ferauche a été hospitalisée, souffrant du syndrôme de Guillain-Barré, très invalidant, paralysant.  J'étais, confie Mme Ferauche, désarticulée comme une poupée de chiffon. Héloïse est momentanément rentrée chez sa mère. L'hospitalisation a duré plus de cinq mois. Désiré allait la voir tous les jours. Sa présence, confie l'épouse, m'a fait l'effet d'un médicament. De retour à la maison, Désiré s'est beaucoup occupé de son épouse. Il la prenait très bien en charge. On s'entendait bien, confie-t-elle, on a aussi beaucoup ri ensemble. C'était une bonne époque.

Désiré était passionné par ses chiens et en prenait grand soin. 

Chez nous, petit à petit, Désiré ne pouvait plus rien faire, il était pratiquement immobilisé. Il ne se déplaçait plus guère.  Il était considérablement affaibli. Désiré a beaucoup travaillé, explique son épouse, il n'était pas bien grand, il était très vaillant au travail, il s'est épuisé. A la Résidence-services, Désiré faisait de plus en plus de chutes. Il a été admis à Sainte-Anne finalement. 

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17/08/2017

Suzanne Bétulée nous quitte

Suzanne Bétulée 

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Un bel oiseau résidentiel vient de prendre son élan. Suzanne s'est éteinte ce 12 août 2017. Veuve de Willy Martin, elle était née en mai 1932 à Bonneville. Suzanne était un être à part, généreux, avenant, gracieux, une femme attendrissante et pleine de charme,sincère, franche, elle aimait rire et affichait un sourire irrésistible. On ne pouvait regarder son beau visage et ses yeux à la fois mélancoliques et amusés sans être conquis. C'était aussi un être de caractère, déterminé et entier. Elle avait quelque chose de touchant qui n'appartenait qu'à elle, un petit supplément de grâce, de gentillesse à quoi nous étions tous extrêmement sensibles. Elle savait créer de la complicité. Nous avons été émus avec elle, nous avons aussi beaucoup ri. Nous sommes très peinés aujourd'hui devant cette disparition. Ce précieux regard plein d'humanité et d'affection, cette présence chaleureuse vont nous manquer. Nous exprimons notre sympathie à tous les membres de sa famille.

Qu'elle aille, notre bien-aimé oiselle, se poser en des contrées avenantes, en des pays accueillants et fleuris où sa gentillesse naturelle dispensera une lumière douce et bienfaisante.

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