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26/04/2017

Annevoie en cartes-vues (1900-1950) (Première partie)

Article et commentaires Jean Closset

Avant-propos

Au cours des siècles passés, le village de Rouillon-Annevoie a revêtu des visages différents : tout d'abord celui d'une petite localité bordant la Meuse. Ensuite son aspect industriel actuellement aboli. 

Un ruisseau appelé Bableuse, le Rouillon ou le ruisseau d'Annevoie, aux eaux rapides parce que coulant sur un terrain en pente, fournissait la force motrice aux usines établies sur ses bords : des forges, des fourneaux, un moulin à farine, un maréchal-ferrant.

Mais Bableuse ne donnait pas seulement de la force motrice, elle traversait aussi un parc superbe donnant vie à des jets d'eau, des cascades et un buffet d'eau.

Annevoie aussi était le siège de châteaux, de souvenirs lointains soit d'un maître de bailliage mais surtout de maîtres de forges, les seuls qui à l'époque possédaient le pouvoir de l'argent.

Ce sont ces différents aspects que nous allons parcourir grâce aux souvenirs précieux que sont les cartes-vues anciennes.

Successivement, nous aborderons :  

- les panoramas de Rouillon,

- les rues et les hôtels,

- les châteaux et parcs

-les activités industrielles sur Bableuse.

Les Panoramas :

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Cette superbe vue de Rouillon nous fait embrasser d'un seul regard toute la beauté du paysage. Un village étiré le long de la Meuse, des contreforts boisés montant vers une alternance de champs et de bois. 

Ce paysage respire à la fois l'harmonie des lignes et la paix des champs. 

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Vue de Rouillon vers 1910 prise de la rive opposée de la Meuse. 

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Venant de Hun, le chemin de halage s'incurve pour contourner un rocher abrupt qui avant 1800 tombait à pic dans la Meuse. Remarquons sur le chemin de halage des chevaux tirant une péniche.

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Le chemin de halage passe devant des maisons parmi lesquelles l'Hôtel de Bellevue. Remarquons qu'à l'époque, vers 1905, il n'y a pas encore de pont jeté au-dessus de la Meuse.

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Vue de Rouillon vers 1905. Le village n'est pas aussi dense qu'aujourd'hui et il n'y a pas de pont enjambant la Meuse.

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Sur cette vue postérieure à la précédente, le nouveau pont aux lignes élégantes, a été construit. Nous sommes en hiver, sur la colline, s'aperçoit le château de Moreau. 

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Le pont est achevé et nous le voyons en son entier. 

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La guerre de 1914 est passée avec son cortège de destructions. Voici ce qu'il subsiste du pont récemment construit. 

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La même vue prise de la rive gauche. Du pont, il reste une seule arche donnant sur le vide.

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Cette vue de Rouillon plus récente et datant sans doute des années 60 montre l'ancien chemin de halage rejoignant la grand-route. Sur l'autre rive de la Meuse, les nouvelles constructions d'une rue de Godinne. Dans le fond vaporeux, on devine les maisons de Hun.

25/04/2017

Service Animation avril 2017

En rangeant la bibliothèque, nous remettons la main sur une aquarelle et quatre croquis de Geneviève Scheerlinck insérés dans un grand livre d'art. Un moment d'émotion.

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Activités avec Denys le 18 avril 2017

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Madame Trussard, génie résidentiel du déguisement, célèbre la fête de Pâques à sa manière. 

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19/04/2017

Anhée en cartes-vues (1900-1950) Troisième partie

Article et commentaire de Jean Closset

Avant-propos

Le 4 septembre 1944 peut être appelé le jour de deuil de la commune d'Anhée. 

Ce jour-là, des militaires de la Panzerdivision SS Hitlerjugend ont exercé leur cruauté sur de paisibles citoyens. Descendant la rue du village, ils obligeaient les gens à sortir des caves, tiraient à bout portant sur des hommes et mettaient le feu aux maisons. 

C'est ainsi qu'un jeune homme de vingt ans fut abattu sous les yeux terrifiés de ses parents. Un père de famille qui était sorti avec ses jeunes enfants pour les mettre en sécurité, reçut l'ordre de les abandonner et fut abattu sur le champ. 

Après cette tragédie, on dénombra treize morts, 58 maisons incendiées, 15 autres endommagées. 

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Le quartier du Forbot complètement incendié. 

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Ce qu'il reste de la maison Wiart.

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Maisons incendiées rue du Village, actuellement J.-J. Petit (premier bourgmestre d'Anhée après l'indépendance en 1830).

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Les sinistrés n'ayant plus de toit furent relogés dans des baraquements en bois. Ils y restèrent jusqu'en 1950 environ, c'est-à-dire jusqu'à la reconstruction de leur maison.