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09/04/2017

Préparatifs, organisation et cuisson ces 8 et 9 avril (au matin) 2017

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Marie et Monique cuisent les crêpes le dimanche matin

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La grande et belle mise en place de Monik (samedi et dimanche)

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Magnifique marché de Pâques organisé par Monik

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La salle pour accueillir les Saintannais

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06/04/2017

Saint Stamp - Jean Closset

Un curieux cas d'hagiographie locale

par Jean Closset

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Preuves historiques de l'ancienneté du culte de saint Stamp à Anhée

S'il est de pratique courante de placer chaque paroisse sous l'invocation d'un saint patron, il est par contre exceptionnel de rencontrer une paroisse où un culte particulier s'est développé depuis des siècles. C'est le cas d'Anhée où depuis plus de 350 ans, le culte de saint Stamp est attesté. 

Avant d'en examiner les preuves, il convient de déterminer quelles sont les institutions qui ont été concernées par ce culte, ainsi que les endroits précis où il s'est exercé. 

Avant 1845, on ne peut parler de paroisse à Anhée mais bien de celle de Senenne, lieu dit situé à mi-hauteur des collines qui s'élèvent depuis la plaine d'Anhée jusqu'au plateau de Grange. C'est au moins depuis le douzième siècle qu'il existait à Senenne une église et une paroisse de laquelle dépendaient non seulement Anhée mais aussi les villages voisins.

Un autre pôle religieux se situe à Moulins, hameau de Warnant, où existe une importante abbaye cistercienne qui s'y est développée pendant plus de 550 ans. 

La chapelle d'Anhée appartenant à l'abbaye de Moulins 

A Anhée, au quinzième siècle, dans le voisinage d'une petite cense appartenant à l'abbaye existait une chapelle très ancienne dont personne ne connaît l'origine. Mais son emplacement est connu. Elle se situait dans le voisinage de ce qui est aujourd'hui le coude formé par les rues Sainte-Barbe et des Fusillés. L'endroit s'appelle encore aujourd'hui l'île à la chapelle. C'est dans cette chapelle relevant de la juridiction de l'abbaye de Moulins que se faisait le culte de saint Stamp. 

De la chapelle de Moulins à l'église de Senenne

Dans les années 1770, l'abbaye de Moulins, connaissant elle-même des difficultés, ne prit plus soin de cette chapelle qui se délabra. Après une visite, le doyen de Bouvignes écrit que la chapelle sentait plus l'étable que la maison de Dieu. Par après, l'évêque de Namur interdit le culte dans la chapelle à cause de sa grande indécence. C'est probablement vers cette époque que le culte de saint Stamp fut transféré dans l'église de Senenne.

En 1845, une église ayant été construite au centre d'Anhée, saint Stamp fut transféré dans une niche près du porche d'entrée.

Le curé Sagin fit paraître trois brochures sur le culte de saint Stamp en 1875, 1883 et 1890. Il s’entendit également avec le général de Villiers pour que le caveau qu'il faisait construire fût surmonté d'une chapelle dans l'intention d'y placer la statue de saint Stamp. C'est là que la statue du saint fut exposée à partir de 1885.  

Le 25 mars 2000, un fait grave se produisit : durant la nuit, la statue fut volée. Elle était belle, de facture ancienne, elle avait beaucoup de valeur, ce qui explique son vol. Le comité Saint-Stamp fit sculpter une statue en bois, réplique exacte de la première. Actuellement, pour plus de sûreté, cette statue a trouvé place dans la nef droite de l'église. 

Une question encore, pourquoi le nom de Stamp attribué à ce saint qu'on vient prier pour la guérison des troubles de la locomotion, pour que les enfants puissent marcher rapidement, pour pouvoir se tenir debout, "si stampè" en wallon. Nos ancêtres ont donné naturellement le nom de Stamp à celui dont ils attendaient la grâce de se redresser. 

Le culte de saint Stamp à Anhée    Textes fondamentaux

Les textes les plus explicites pour attester l'ancienneté du culte de saint Stamp à Anhée sont contenus, d'une part, dans les Acta Sanctorum concernant les saints Photinus et Stapinus, d'autre part, dans un rapport de visite de l'église de Senenne.

Dans le tome I, page 82, des Acta Sanctorum, se trouve un texte intitulé "De S. Photino confess in manurcensi belgii diocesi extraditione et usu loci ubi colitur". En voici le début traduit du latin : "Entre Namur et Bouvignes-sur-Meuse, près de l'abbaye de Moulins, existe un village appelé Anhée par la population. Là, notre Bolland ne trouva rien que l'église et la maison du curé lors du passage qu'il y fit en l'an 1647. Les habitations des paysans étaient construites à l'écart, loin de là. On disait que saint Photin, confesseur, communément appelé saint Stan ou saint Stamp (par une transformation vraiment curieuse du nom) était invoqué en grandes pompes le premier dimanche de juin contre les maladies des enfants."

Le père Papebroeck (1628-1714), successeur du père Bolland (1596-1665) et auteur de cet article, rapporte la visite faite par le père Bolland à Senenne et à Anhée en 1647. Effectivement, l'église de Senenne était à l'écart des habitations du village, presque toutes bâties le long d'une rue parallèle à la Meuse. A vol d'oiseau, une distance de 900 mètres séparait l'église des habitations les plus proches. Ce que le père Papebroeck ne dit pas, c'est que le culte de saint Stamp ne se faisait pas dans l'église paroissiale de Senenne mais dans une chapelle plus proche du village et dont l'administration appartenait exclusivement à l'abbaye cistercienne de Moulins.  Le père Papebroeck poursuit son article en indiquant qu'il a demandé en 1689 au recteur du collège des jésuites de Namur d'enquêter sur place. Il n'apprendra rien d'autre que ceci. Saint Photin ou Stamp pour la population locale est vénéré dans une chapelle où une grande affluence de femmes amène leurs enfants inaptes à marcher.

Partant de là, le père Papebroeck fait la liaison entre le culte de saint Stamp et celui de saint Stapin invoqué contre la claudication et la goutte. Il conclut à l'assimilation entre ces deux saints puisque les noms sont proches et que les grâces que l'on attend d'eux sont similaires. Pas un instant le bollandiste ne songe à assimiler saint Stamp à saint Photinus, évêque de Lyon et martyr du deuxième siècle. 

Le tome XI des Acta Sanctorum, pages 170 et 171, consacre un article à saint Stapin : " De S. Stapino confess episcopo ut fertur carcassonenci in Gallia"

Un paragraphe rappelle que le patronage de ce saint (Stapin) s'est répandu jusqu'au pays de Namur en Belgique. Il n'apporte aucun renseignement en ce qui concerne l'association saint Photin - saint Stamp. L'auteur conclut : "Je soupçonnerais, dis-je, qu'il faut comprendre qu'il s'agit de notre saint Stapin, bien que le nom soit écrit autrement. S'il existait des raisons de douter, je les écrirais".

C'est en se basant sur les Acta Sanctorum que depuis lors, le saint Stamp d'Anhée fut assimilé à saint Stapin.

La visite du délégué épiscopal à l'église de Senenne le 22 mai 1862

(Rapport conservé aux archives de l'état à Namur, archives ecclésiastiques, n° 25). A propos d'Anhée, il écrit en latin ce qui se traduit par : "Il existe des chapelles sur le territoire de la paroisse, l'une se trouve à Anhée, c'est seulement les vendredis qu'un religieux de Moulins y célèbre la messe. Il s'y trouve une statue que l'on appelle saint Stamp, ceux qui ne sont plus capables de se tenir debout sur leurs pieds affluent pour être guéris et la placent dans une niche de l'autel. Comme monsieur le prélat de Moulins est le seul avec ses confrères à avoir l'administration de la dite chapelle, c'est auprès de lui qu'il conviendrait de s'enquérir d'où cette coutume tient son origine et quel est ce saint."

Le texte du rapport amène plusieurs conclusions :

- l'existence du culte de saint Stamp est avérée en 1662

-il n'est plus question du tout de saint Photin

-l’administration de la chapelle appartient à l'abbaye de Moulins, ce qui nous permettra de réfuter par après les arguments de Dom Morin,

-il ne s'agit plus uniquement de mères amenant leurs enfants mais de gens qui ne peuvent se tenir debout sur leurs pieds, ce qui nous rapproche davantage du culte de saint Stapin, patron des podagres. 

A propos de la chapelle d'Anhée, rappelons quelques faits que nous ne développerons pas.

-la messe du vendredi résulte d'un accord entre l'abbaye de Moulins et les manants d'Anhée à propos de leur renoncement à prendre le regain sur le grand champ de Moulins.

-le culte dans la chapelle fut interdit par l'évêque de Namur à partir de 1770, vu son état de délabrement. Par après, la chapelle tomba complètement en ruine et finalement disparut à une époque indéterminée. L'abbaye de Moulins ayant été supprimée 1787, il est probable que le culte de saint Stamp passa à l'église de Senenne puis dans celle d'Anhée en 1846. 

Un renouveau du culte de saint Stamp eut lieu à Anhée à partir de 1870. Le curé de l'époque, l'abbé Sagin y contribua beaucoup. Trois brochures furent éditées,  intitulées  "Notices sur saint Stapin, autrement dit saint Stamp, honoré dans l'église d'Anhée, près de Dinant". Elles ont obtenu l'imprimi potest du vicaire général de Namur. La liaison entre saint Stamp et saint Stapin y est nettement affirmée. 

Le Congrès de Dinant du 9 au 13 avril 1903 : la confusion

A ce congrès DOM G. Morin fit une communication intitulée " Un cas d'hagiographie dinantaise : saint Stamp"

Il commence par rappeler les éléments connus des Acta Sanctorum à propos de saint Photinus. La liaison faite par le père Papebroeck entre saint Stamp et saint Stapin ne le satisfaisant pas, il échafauda une hypothèse qui se résume à ceci : il existe en Allemagne un saint Potentinus, patron de Steinfeld où se trouve une importante abbaye de Prémontrés. Dom Morin se rappelle alors que la paroisse de Senenne dépendait de l'abbaye des Prémontrés de Floreffe, près de Namur. Un religieux, Jean de Louvain, fut successivement prieur à Floreffe, abbé de Steinfeld en 1272, puis finalement abbé de Floreffe (128!-1292). Dom Morin avance l'hypothèse qui consiste à assimiler le saint Photinus ou saint Stamp d'Anhée, paroisse de Senenne au saint Potentinus de Steinfeld. Le culte serait venu par le canal des abbayes norbertines.

Cette hypothèse ne peut être reconnue parce qu'elle va à l'encontre de données historiques qu’ignorait Dom Morin. Si saint Stamp avait été saint Potentinus, il eût été vénéré dans l'église de Senenne et non point dans la chapelle d'Anhée qui dépendait exclusivement de Moulins. Le rapport de visite de 1662 est formel sur ce point. Le curé de Senenne se garde bien de se prononcer sur le culte de saint Stamp. Pour savoir qui est ce saint, il faut s'adresser à l'abbaye de Moulins, responsable de la chapelle d'Anhée. Sous l'ancien régime, chaque ordre religieux était jaloux de ses prérogatives, à telle enseigne qu'un différend éclata entre le curé de Senenne et l’abbaye cistercienne de Moulins, sur le point de savoir  de qui dépendait le personnel laïc travaillant à l'abbaye. Cela dégénéra en procès, l'autorité judiciaire fut invitée à trancher. 

Cela amène donc à réfuter l'hypothèse de Dom Morin comme contraire à la réalité historique. Nous pensons que seule peut être faite la liaison entre saint Stapin et saint Stamp comme l'avancent les bollandistes. Il n'empêche que la communication faite par Dom Morin a contribué à jeter la confusion sur l'origine du culte de saint Stamp. Certains auteurs ont repris à leur compte cette hypothèse, tel Jean Fiévet auteur des "Saints familiers du pays de Namur". 

Il était opportun, nous semble-t-il, de tenter de réfuter cette hypothèse pour nous en tenir à la tradition des bollandistes, approuvée par l'autorité ecclésiastique de Namur : le saint Stamp d'Anhée est à relier à saint Stapin.

Jean CLOSSET

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Chapelle saint Stamp d'après une carte-vue de l'éditeur Laflotte, vers 1910. A remarquer des présentoirs de part et d'autre du saint montrant des jambes et des enfants emmaillotés, tous en cire.

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Fanion de pèlerinage vendu à Anhée dans les années 1940-1950.

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Le 20 septembre 1998 a lieu l'inauguration d'une route nouvelle reliant le complexe sportif à la rue de Senenne. A la demande du comité constitué pour l’organisation des fêtes de saint Stamp, cette nouvelle route s'appellera Chemin saint Stamp. La cérémonie débute à l'arrivée de la procession. Jean Closset remercie les autorités communales et rappelle combien est ancien le culte de saint Stamp à Anhée. (Photo - Vers l'Avenir)

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Statue de saint Stamp très ancienne (probablement du début du dix-neuvième siècle) et qui fut volée le 25 mars 2000. Elle a été volée dans sa chapelle à Anhée. L'article dans l'Avenir commence ainsi : "La statue avait une grande valeur tant religieuse qu"artistique, elle a été volée dans sa chapelle le 25 mars 2000.  Les faits ont été constatés par Jean Closset, celui-là même qui a mis sa passion d'historien régional dans la description du culte anhétois rendu à saint Stamp." 

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Reliquaire de St Stapin conservé à l’église d’Anhée. De part et d’autre de la relique, on lit ceci : ‘’Ex ossibus Sancti Stapini, Episcopi ‘’ ( Provenant des os de Saint Stapin. Evêque.°

31/03/2017

Cérémonie des anniversaires du mois de mars

Ce vendredi 31 mars a eu lieu la cérémonie des anniversaire du mois. 

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Samuel et Hugo.