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29/06/2016

Décès de Marie-Madeleine Poucet

Marie-Madeleine Poucet

Une triste nouvelle nous est parvenue. Notre amie Marie-Madeleine Poucet est décédée. Elle venait d'entrer à la résidence. Elle s'est immédiatement distinguée par sa gentillesse, sa prévenance, son sens de l'accueil et la grâce de son sourire. C'était un être ouvert, cordial, paisible et rayonnant. D'emblée, elle a participé à nos activités et y a pris part avec entrain. Elle semblait avoir trouvé une place dans la vie résidentielle. Elle était très entourée par les siens. Nous avions envisagé, Marie-Madeleine et moi, la rédaction d'un récit de vie. Nous avons été pris de court car elle a été hospitalisée. Les nouvelles n'étaient pas bonnes. Elle est décédée durant son séjour à l'hôpital. J'adresse à sa fille Pascale et à tous les membres de sa famille des marques d'amitié, de sympathie et de respect. 

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Puisse notre charmant oiseau, au bout de son envol, trouver des cieux clairs et hospitaliers, des climats bienveillants et agréables, que ce voyage dans le lointain soit pour elle l'occasion de mille sortes d'exaucements. 

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Marie-Madeleine ayant été bénévole au CHU, nous avons sollicité le témoignage de monsieur Gérardy, coordinateur du volontariat.

Je retiens son humeur constamment souriante, sa régularité de métronome et sa bonne volonté à rire de toute plaisanterie, même maladroite. Et puis ce sourire rempli de malice et, derrière une apparente indifférence, son étonnante capacité à écouter et tout entendre. Rien ne lui échappait de nos conversations pourtant bruyantes et animées. Elle était toujours la première à rentrer de sa tournée de distribution des livres… pour préparer la tasse de café et les friandises de toute l’équipe !Une volontaire discrète mais attachante…Je l’aimais bien.

02/06/2016

Marthe Mottint est décédée

a mottint.JPGMarthe Mottint s'en est allée

Marthe Mottint (veuve Colinet) était née le 27 septembre 1919. Entrée chez nous le 17 septembre 2013, elle nous a quittés ce 2 juin 2016. Mère de huit enfants, elle dirigeait avec son époux une exploitation agricole à Anthée.

Marthe était un être très attachant, charmant, souriant, très attentionné, une femme pleine de bienveillance, de courtoise et qui aimait converser avec les gens. Elle avait été éduquée chez les Soeurs et évoquait fréquemment ses souvenirs scolaires. Elle évoquait aussi la belle époque où elle jouait du piano. Ses parents demeuraient très présents dans son esprit et elle s'en souvenait avec beaucoup d'émotion et de respect. Elle avait un sens profond de la famille et un grand amour des siens, de son époux, de ses enfants. Elle en parlait souvent avec une touchante affection. Elle aimait le vin, elle en buvait modérément mais l'appréciait beaucoup. Elle avait un merveilleux et irrésistible sens de l'humour et l'on a souvent beaucoup ri en sa compagnie. Philippeville, Jamiolle, Anthée étaient des noms qui constellaient sa conversation. Marthe était aussi habitée par une foi profonde et solide. Marthe va laisser un grand vide, elle sollicitait beaucoup, elle a marqué sa présence. Nous souhaitons pour elle, au terme de son envol, des retrouvailles heureuses, des canopées et des cieux bercés par le piano de Chopin, de Liszt, de Schumann.

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11/05/2016

Décès Jean Denis

JEAN-ALBERT  DENIS

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Jean Denis et sa compagne Eugénie Verheven

Il était né le 16 septembre 1916. Il se sera approché très près de son centième anniversaire.  Hélas, le 23 avril, il nous a quittés. C'était une personnalité résidentielle, un homme de caractère qui avait exercé des responsabilités. Il y avait de la malice dans son regard. Mais il avait un sens inné de la communication, une curiosité pour l'autre, une intelligence évidente, alerte, un peu d'inflexibilité, de l'exigence, parfois un brin de condescendance. J'ai eu l'occasion pendant un certain temps de l'accueillir dans le cours d'informatique et j'ai découvert, à l'occasion de quelques tête-à-tête, un homme chaleureux, catégorique, d'une grande cordialité, sensible, courtois et reconnaissant à toute attention qu'on avait pour lui.

Pour évoquer la mémoire de ce Saintannais illustre, j'ai eu un long entretien avec sa compagne, Eugénie Verheven. Professionnellement, Jean Denis a dirigé la Caisse d'Epargne successivement à Etterbeek et à Charleroi. C'était un Ardennais pure souche, né à Fauvillers, à proximité de Martelange. Il s'était marié à deux reprises et avait perdu sa deuxième épouse, décédée des suites d'un cancer. En fait, m'explique Eugénie Verheven, notre première rencontre date de 1940, nous étions collègues à la Caisse d'Epargne. Chacun a fait route de son côté et nous nous sommes perdus de vue. Nos retrouvailles ont eu lieu en 83 à Custinne. J'étais veuve, il était veuf. Nous avons entrepris de petits voyages ensemble. D'abord très locaux, le premier, je me souviens, à Laroche. Nous étions seuls et petit à petit, nous nous sommes rapprochés. Ensuite, nous avons beaucoup voyagé : Grèce, Egypte, Tunisie, Maroc, Sicile, Corse, Tchécoslovaquie. A 90 ans, il voulait encore voyager. Nous avons trouvé un moyen terme. Nous avons séjourné tous les étés à Benalmadena, en Andalousie, dans la province de Malaga, Espagne. C'est une zone côtière, nous nous y plaisions beaucoup. On descendait dans le même hôtel, on faisait  pratiquement partie d'une famille. Chaque année pendant 7 ans, nous retrouvions les mêmes amis. Des autochtones, des Belges, des Flamands avec qui je reprenais des cours de néerlandais. Car je suis une Bruxelloise francophone, très wallonne, en fait. Puis, il a fallu renoncer aux voyages. Mais nous avons trouvé autre chose. Tous les dimanches, nous allions au restaurant.

Il y a quatre ans, nous sommes arrivés à la Résidence-services. C'était agréable, très agréable pour nous. Mais à la fin, les soins nocturnes sont devenus une tâche trop exigeante pour moi. Je n'étais plus en mesure d'assumer. Nous sommes entrés à sainte-Anne. C'est ainsi que les choses ont évolué, raconte Eugénie Verheven. Mais son décès, vraiment, cela a été très dur, trop brutal, trop inattendu. Je n'étais pas prête. J'étais présente quand il a fait ce problème cardiaque. Il y a une chose que je regrette amèrement : nous avions pris la résolution de faire une grande fête pour son centième anniversaire. Je suis profondément attristée. Mais, d'une certaine façon, je suis heureuse qu'il soit parti avant moi. Aujourd'hui, je pense à lui tout le temps. Il a été incinéré. Je n'ai plus personne autour de moi. Mais lui et moi, nous avons bien vécu, nous avons très bien vécu ensemble. Il pouvait sembler intransigeant, s'avérer un grand râleur, mais c'était un homme d'une grande sensibilité. Il avait très vite la larme à l'oeil. La nuit, il me tenait la main. Il était d'une grande jalousie mais c'était un être qui m'était très attaché. Il pouvait être très agréable, généreux, enthousiaste. Je suis, me confiait une de ses nièces, parvenue à l'adoucir. 

Que des migrations heureuses, chaleureuses, pleines de féeries (forêts profondes, longs fleuves tièdes, baies superbes, oiseaux hospitaliers, panoramas splendides) persistent à mobiliser notre vieil ibis et à soutenir son désir de voler. 

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