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06/12/2016

Décès de Christiane Misson

Adieux à la chère Christiane Misson

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Nous apprenons ce matin 6 décembre le décès de notre chère amie Christiane Misson. Nous en sommes très attristés. Elle avait été hospitalisée. Lors de ce bilan de santé, les découvertes ont été catastrophiques et les ennuis se sont multipliés. C'est une mauvaise nouvelle et qui nous atteint en plein cœur. Christiane était charmante, positive, avenante, toujours très bienveillante, jamais encline à se plaindre. Dans sa chambre, on était toujours accueilli. Elle avait mille attentions. C'était une adepte de nos activités et pour nous, c'était toujours une joie de la recevoir. Son rire franc et sonore, la qualité de son humour nous plaisaient beaucoup. Ce bon visage, cette belle nature vont nous manquer. Cette séparation est pénible. Relisons, pour honorer sa mémoire, des extraits de son récit de vie. 

Enfance

Scolarité : J’ai été à l’école primaire à Assesse chez les sœurs. Ensuite, je suis allée à l’école de couture à la rue des Champs, à Ciney. J’y suis restée quatre ans. Ensuite, j’ai travaillé à l’Economie Populaire. J’étais à l’étiquetage des bouteilles. C’est là qu’on a appris à boire. On buvait de la goutte, de la goutte de toutes les sortes. J’avais 19 ans.

Vie familiale : La vie familiale était normale. Nos parents étaient fort gentils avec nous. J’étais en très bons termes avec mes sœurs. Mon frère était fâché quand je revenais un peu pimpon. Il me faisait la  morale. « Tu n’es pas honteuse ! ». J’étais dans un service où il fallait boire un petit coup, c’était la coutume. Papa ne faisait pas de remarques sur le sujet.

Problèmes éventuels (relationnels, santé, traumatismes) : Non, pas grand-chose. Rien de spécial. Des maladies ordinaires.

Souvenirs marquants, anecdotes : Je me souviens de la balançoire dans la grange chez nous. Il fallait aller le plus haut. Il y avait une date gravée : 1836. Il fallait aller la toucher avec les pieds. C’était dangereux mais amusant. Personne n’est jamais tombé. Je jouais avec les voisins, des enfants de notre âge, les Faveaux. Je les vois encore de temps en temps. Jacky les voit plus souvent que moi. Ce sont des amis d’enfance. Il y avait Marie-Louise, Willy, Annie, Yvette et Robert. Ils sont toujours tous en vie. On a continué à se voir. Ils étaient là tous les cinq à l’enterrement de Papa et de Maman.

Vie adulte :

Rencontre / mariage : (éléments sur le conjoint : date de naissance, allure, caractère, entente) : Mon fiancé s’appelait Guy Ronveaux. Il n’aimait pas ce prénom,Guy, il voulait qu’on l’appelle Alexandre. Je l’ai donc toujours appelé Alexandre. Je l’ai rencontré à l’Economie. Il y travaillait avec son père. On a fait connaissance. Il était trois ans plus jeune que moi. Quand je l’ai connu, j’avais 19 ans et lui 16 ans. Quand les parents ont accepté qu’on courtise, j’avais 20 ans. Nous nous sommes mariés en 1964. Il avait 20 ans. Le mariage a eu lieu à Assesse. Nous sommes partis en voyage de noces à la Côte d’Azur, à Nice. C’est un bon souvenir, oui très bon. Nous y sommes restés 15 jours. Tout nous a plu. Il y avait des rochers, de beaux endroits solitaires, nous y allions ensemble. Ce sont de beaux souvenirs. Nous avons fait beaucoup de photos. Je vous les montrerai. Je n’ai rien oublié de ce temps.

Ensuite, retour, reprise du boulot. Alexandre était entré au téléphone. Il a été porteur, puis convoyeur avec un camion. Notre couple était heureux. C’était fini la petite goutte. Parfois, on buvait un petit verre à nous deux. Pendant quatorze ans, nous avons vécu  avec nos beaux-parents. Le beau-père, ça allait, la belle-mère, non, c’était un sale caractère. C’était leur maison à eux. Quand les beaux-parents sont morts, nous nous sommes retrouvés nous deux. Nous n’avions pas d’enfant. Alexandre ne voulait pas. Moi, j’aurais voulu. Cela m’a un peu manqué. Pour lui, il n’y avait rien à faire, il ne voulait pas s’occuper d’enfants. Pourtant, il a toujours été très bien avec les enfants des amis. Mais pour nous, il n’en voulait pas. Cela m’a attristé. Mais rien à faire.

Alexandre est mort il y a trois ans. J’étais en bas, dans la maison. J’ai entendu un boum, j’ai appelé, très inquiète, pas de réponse. Il était tombé mort dans la chambre. Je ne pouvais pas monter les escaliers en raison de mon handicap, ce n’était pas possible. J’ai une paralysie à la jambe, j’ai fait une thrombose. J’ai été conduite à Saint-Vincent. 15 jours plus tard, je suis rentrée à la maison. Mon mari ne voulait plus rester seul. Cela n’allait plus guère entre nous. Il ne comprenait pas que je ne marche plus. Il m’incitait à essayer. Il insistait. Il était très affecté par mon problème. Il éprouvait une douleur dans la poitrine. Trois semaines après mon retour à la maison, il est mort d’un infarctus. Il a été incinéré. Je suis allé me recueillir une fois sur la pelouse. Avec le fauteuil, c’était trop dur. J’ai cessé. Je ne pouvais pas non plus aller sur la tombe de mes parents.

Sinon, j’estime que nous avons passé une bonne vie ensemble, nous n’avions pas à nous plaindre.

Après l’âge de 23 ans, j’ai arrêté l’économie et j’ai vendu des vêtements dans un magasin à Ciney, Sportic, vêtements pour hommes et femmes. J’ai fait ça pendant une quinzaine d’années. En même temps, je travaillais à domicile chez un instituteur, je nettoyais et je m’occupais des enfants. Ensuite, j’ai travaillé à l’Epécé. Je nettoyais les locaux, chez eux et chez un docteur de Ciney. Je n’ai en fait jamais arrêté de travailler. Mais à 60 ans, j’ai cessé. Là, j’ai recommencé à coudre pour des gens et pour ma famille. J’ai cessé quand je n’ai plus su, physiquement, à cause de la thrombose. Ma machine était encore sur la table quand j’ai eu ma thrombose.

Problèmes de santé :

La thrombose. Je n’ai pas un souvenir exact de la date. Juste après cela, Alexandre est mort. J’avais entendu un choc, j’ai crié et crié, pas de réponse. Il y avait des marches. J’avais deviné que c’était grave, je savais qu’il était arrivé quelque chose. J’ai appelé. Une femme de ménage qui prenait soin de moi. Elle est montée. Elle est redescendue et m’a dit : « Mon Dieu, Christiane, mes condoléances ». Ce que je craignais se confirmait. Je m’en doutais mais c’était tragique. Je m’en doutais. Depuis quelque jour, il se tenait la poitrine. Il ne voulait pas d’un médecin. Pas question. J’en voulais à notre médecin de famille. Il savait de quoi Alexandre souffrait et il n’a rien fait. Quand il est revenu me voir après le décès, je l’ai envoyé promener. Je ne pouvais plus le voir. C’était plus fort que moi.

Evocation du lieu de vie (maison, jardin, voisinage) : Alexandre et moi, nous vivions à Fays-Achêne, au numéro 12. La maison était de plain-pied mais on avait élevé un étage. Il y avait un jardin, des arbres fruitiers, poiriers, pommiers, pruniers. On avait des chats : Pous, Gamin et Fifille. Mais Gamin a disparu et Fifille est morte de vieillesse. Mon mari travaillait au jardin. Pour aller chercher les légumes, c’était moi. Dans la maison, deux places, un garage, derrière, on avait fait une arrière-cuisine avec un w-c. Au dessus, il y avait des marches pour parvenir en haut, il y avait deux chambres et plus haut, un grenier. C’était une belle maison. Je la regrette. Je l’ai vendue à la fille d’une pensionnaire de Sainte-Marie. Cela me manque. Mon frère, de temps en temps, me conduit la voir, c’est un vrai serrement au cœur. On ne se rend peut-être pas compte de ce que c’est de quitter son lieu de vie. Quand j’étais encore chez moi, il y avait une gamine, Louise F., elle venait me voir tous les jours. Un ange. Elle venait parler avec moi, elle venait voir s’il ne me fallait rien. Elle a dû cesser de venir à cause de ses devoirs, ses études en hôtellerie. J’ai été peinée, très peinée. Je crois qu’elle a réussi ses études.

25/11/2016

Décès de Guy Lapage et Albert Piret

G U Y    L A P A G E

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Guy Lapage, époux d'Annie Coessens, s'en est allé ce 23 novembre 2016. Fils de George Lapage, chef de bureau à la commune d'Evere et architecte et d'Emma Debyttere, mènagère et fleuriste douée pour les compositions, Guy Lapage est né le 9 juin 1931. Il était l'aîné d'une famille de six enfants (Lui, Monique, Geneviève, Raymonde, Quentin, Emmanuel). Pour sa carrière professionnelle, je prélève les éléments apportés par Guy Lapage lui-même :

École primaire à Schaerbeek (quatre premières années en français, les deux dernières en néerlandais), humanités complètes chez les frères des écoles chrétiennes à Bruxelles (Uccle) en néerlandais, un an d’université à Louvain... J’étais enseignant de français et de néerlandais dès l'âge de 21 ans. Je suis aussi régent en histoire. J’étais une bête rare puisque je pouvais enseigner en néerlandais et en français. C’était à Schaerbeek. J’ai ensuite été inspecteur pédagogique pour l’enseignement libre. J’ai commencé à enseigner en 53, je crois. Jusqu’en 63. En 63, je deviens inspecteur. Je suis devenu inspecteur principal et le suis demeuré jusqu’à la fin de ma carrière.

Pour évoquer sa vie familiale, je prélève aussi quelques éléments dans son récit :

J’ai rencontré ma future épouse  Anne-Marie, dite Annie en 1952. Elle était couturière spécialisée dans la couture pour enfants. Nous nous sommes mariés en 1953. Nous avons eu quatre enfants. : Roland, 54 (marié, 4 enfants, assistant à Louvain-la-Neuve), Clara, employée chez un notaire, Carine, travaille dans une compagnie d’assurance, Myriam, employée.

Bien qu'il en perçût confusément la raison et la nécessité, Guy Lapage n'acceptait pas vraiment l'idée de son placement. Ceci ne l'empêchait pas de prendre part de temps en temps aux activités proposées ou de travailler avec les kinés. Très pince-sans-rire, il demeurait capable de quelques cinglants traits d'esprit. Il avait le goût de l'excellence, il avait mis très en avant les qualités intellectuelles et regardait comme une catastrophe l'effilochement de sa mémoire et l'évanescence progressive de son savoir. 

Nous souhaitons pour lui, au bout de son voyage, des lieux apaisants, hospitaliers et peuplés d'arbres à livres.

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A L B E R T    P I R E T

Départ d'Albert Piret ce mardi 22 novembre 2016. 

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23/11/2016

Décès Marie-Thérèse Defooz

Marie-Thérèse Defooz nous a quittés ce matin

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Le message du Cantou

Ici, au cantou, me dit Mélanie, l'ergothérapeute, nous sommes tous attristés par ce décès si soudain, Madame Defooz était une personne très attachante, elle aimait les bonnes choses (elle était assez gourmande et d’après sa fille aimait de temps à autre déguster une bonne bière d’abbaye comme une Chimay. Elle est née le 16 Juin 1928 à Denée. Elle était assistante sociale et vivait du côté de Profondeville. Elle était venue dans un premier temps à la résidence service avec son mari Robert Wanet avec qui elle entretenait une relation très fusionnelle, puis l’état de celui-ci se dégradant ils ont emménagé ensemble à la maison de repos le 4 mai 2011. Son mari décède peu de temps après,  le 9 Juillet 2011. De leur union sont nées 5 filles qui possèdent un trait physique rappelant notre chère et tendre Marie-Thérèse. Elle était au Cantou depuis son ouverture en mai 2015. Elle aimait bien qu’on prenne soin d’elle, elle appréciait particulièrement les moments de détente tel que le bain ou la relaxation. Elle était également très coquette, le vernis lui allait si bien. C’était une personne qui au premier abord paraissait calme et discrète mais en la connaissant un peu mieux elle était pleine de vie et avait beaucoup d’humour. Son regard malicieux reste et restera ce qui la caractérise le mieux… 

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Service Animation

J'ai personnellement, au sein du service Animation et dans le cadre précis du projet pilote Keep in touch de l'Université de Louvain, beaucoup travaillé avec Marie-Thérèse Defooz. C'est en ma compagnie qu'elle s'est patiemment initiée à l'informatique. Ces cours individualisés étaient également l'occasion de longues conversations cordiales. Marie-Thérèse était une femme chaleureuse, d'une grande curiosité intellectuelle, attentive, prévenante. Elle manifestait une foi religieuse rigoureuse. J'ai retrouvé, sur sa fiche signalétique, ses sujets de prédilection. Parmi ses centres d'intérêt, je retiens ceux-ci : actualité économique, actualité de la planète, changement climatologique, réchauffement de la planète,. En littérature, elle appréciait les grands classiques français (les grands romans du dix-neuvième siècle). Elle insistait sur un grand, un très vaste intérêt pour l'histoire, de la préhistoire à aujourd'hui. Elle ne peut guère être plus complète. Elle aimait encore la musique classique, l'opéra, les orchestres symphoniques. Elle s'intéressait à l'actualité politique nationale et internationale. le théâtre classique et des sports comme le tennis, la formule 1, le patinage artistique, le monde subaquatique et la littérature sur les voyages. 

Nous espérons qu'après son essor et la longue traversée qui l'attend, Marie-Thérèse trouvera des lieux, des havres et des hôtes  qui exauceront ses espérances les plus chères. 

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