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28/12/2016

Départ de Suzanne Van Rolleghem

Départ de Suzanne, merveilleuse fleur bleue

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Suzanne était née à Furfooz le 13 novembre 1939, elle est décédée à Dinant le 15 décembre 2016. Voilà un être spécial et charmant, une femme inhabituelle, pétillante, émouvante, exaltée, loquace, communicative, candide et débordante de passion, de rire et de désir de vivre. Une femme que sa maladie avait rendue inquiète mais sans parvenir à briser cette sorte d'allégresse qui l'habitait. Les épisodes douloureux n'ont pas manqué dans l'histoire de Suzanne (un père qu'elle aimait et qui meurt de la tuberculose quand elle a six ans, une mère abusive jusqu'à la fin) mais elle a gardé cette fraîcheur irrésistible, cet enthousiasme qui signaient la qualité de son caractère.

Elle ne souhaitait pas que son récit de vie circulât et je n'y recourrai par conséquent pratiquement pas. Suzanne, qui avait réussi de brillantes humanités, a travaillé dix ans à la Société générale de banque à Namur. Ensuite, après son mariage, à la demande de son époux, elle a cessé de travailler.  Elle a eu deux enfants, Patrice, adjudant à l'armée et père de Rapahaël et Isabelle, institutrice et mère de deux enfants, Noah et Célia. Elle était très attachée au chanteur français Hervé Villard qui représentait pour elle une sorte d'idéal. 

Interrogée sur ses goûts culturels, elle répondait : J’aime la musique, toutes les musiques, classique, surtout Mozart, il est vivant, variétés, Hervé Villard, Michel Sardou, Bourvil, Michel Delpech, Luis Mariano, Laurent Voulzy, Annie Cordy, les opérettes, l’opéra, Carmen, Madame Butterfly, La Traviata, Le Barbier de Séville…Je chante avec toi liberté de Nana Mouskouri, adapté de Nabuco de Verdi. J’aimais lire, à présent, moins. J’aimais les contes, les romans, la biographie d’Hervé Villard, … J’aimais les films : Bourvil, Michel Morgan (dans Miroir à deux faces), …

Lorsqu'elle se sentait bien, elle assistait aux activités où elle se faisait remarquer par son dynamisme, ses éclats de rire, sa culture générale et ses connaissances dans le domaine spécifique de la chanson. Elle aussi aimait la conversation, les entretiens. Je crois que la qualité qu'elle préférait était la bienveillance. Elle avait le goût du rire, celui de la bonne humeur et ne supportait pas le cynisme, la méchanceté. C'était un être positif, lumineux. J'ai fait beaucoup de photos d'elle dans cette robe bleue qu'elle portrait à merveille et qui la faisait ressembler à un coin de ciel. J'affiche ici, pour la célébrer et lui rendre hommage, les photos de notre dernière séance. 

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Que sa métamorphose en oiseau bleu s'accomplisse et que le ciel aimante ses battements d'ailes.

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Décès de Colette Famerée

Décès de Colette Famerée

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Colette était née à Barsy le 23 octobre 1943 et elle est décédée à la résidence Sainte-Anne de Dinant le 14 décembre 2016. Ses parents étaient agriculteurs et elle avait, après leur décès, continué à vivre dans la ferme de Barsy en ,compagnie de sa soeur Marie Plus tard, ayant perdu son autonomie, elle avait dû quitter la ferme pour rallier Sainte-Anne. C'était une des anciennes de la résidence, une des grandes fidèles des animations socioculturelles. Il fallait une raison majeure pour qu'elle n'en fût pas. Ces derniers temps, bien sûr, en raison de la maladie, elle gardait la chambre. Elle aimait la culture, les connaissances générales, le jeu et aussi les discussions sur le sens de la vie. Elle s'interrogeait sur la nature du destin posthume des gens. C'était un de ses soucis majeurs. Elle aimait la musique, le chant, la lecture (mais une vue très défaillante avait fini par la priver de ce plaisir). Elle avait eu un joli brin de voix et avait été membre de la chorale La Sagina que, à sa demande, nous avons invitée quelques fois dans notre chapelle. C'était un être humble, inquiet, craintif, attachant, souvent en retrait, s'estimant souvent mésestimée, une femme d'une nature douloureuse et insatisfaite et qui avait connu une vie assez pénible, dépourvue d'affection et d'attention. Nous avons souvent devisé en tête-à-tête. Bien qu'elle fût d'une nature sérieuse, elle ne détestait pas la taquinerie. Nous avons partagé quelques fous rires. Beaux et agréables moments.  Elle aimait manifester sa reconnaissance mais savait aussi protester. Le départ de Colette constitue à mes yeux un grand vide et un bouleversement affectif. Au fil du temps, une relation profonde et amicale s'était formée et avait généré une confiance mutuelle, désintéressée et loyale, et une complicité amicale. 

Son récit de vie est long, douloureux et je préfère l'évoquer en quelques mots. Elle était peu aimée d'un père brutal et colérique, dévalorisée souvent, se sentant brimée par lui. Elle vivait avec plus de tendresse sa relation à sa mère, une femme soumise mais affectueuse. Elle avait maintenu quelques relations qui lui rendaient visite dans sa chambre. Colette avait une sœur, Marie, décédée en 2000. Colette n'a pratiquement jamais quitté son Barsy natal. 

Que désormais ses ailes la portent à la rencontre du monde, de l'inconnu et du bienveillant.

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09/12/2016

Décès de Paul Balaine

Il était entré chez nous le 26 juin 2016. Né à Huy le 6 août 1922, Paul Balaine s'est éteint le lundi 5 décembre 2016 au CHD de Dinant. Il était veuf d'Hélène Da Via. Son passage parmi nous a été relativement bref. Il n'était guère enclin ni tout à fait en mesure de participer aux activités du service. Il entendait très mal et ne voyait pratiquement plus. Il lui arrivait parfois, assez rarement de s'aventurer un peu hors de sa chambre. Il n'a pas été possible, en raison de ses infirmités, d'entreprendre avec lui un récit de vie. 

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