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30/01/2014

Décès de Germaine Cravatte

SL702079.JPGLE DEPART DE LA DAME DE BOUVIGNES

Nous apprenons ce matin le décès de notre amie Germaine Cravatte. Elle entre dans le mémorial des oiseaux migrateurs. Germaine est une des anciennes de la résidence. Charmante, discrète, aimable, modeste, chaleureuse, Germaine était une vieille habituée de nos activités. Elle y avait sa place et jouissait de l'estime générale. Elle excellait dans les épreuves concernant les acteurs, les chanteurs, le cinéma, les célébrités. Elle était imbattable sur le sujet. Elle a eu très longtemps une jolie voix. Elle avait, ces derniers temps, surmonté de gros problèmes de santé et parcourait encore quotidiennement la longue distance qui menait de sa chambre, tout au fond de l'aile, à notre local animation. C'est long, se plaignait-elle avec un demi-sourire, mais elle venait. Et elle participait avec un réel entrain. Elle aimait la taquinerie et savait retourner la plaisanterie avec une œillade complice. Voilà des petits points d'or relationnels : des temps de complicité, d'entente, de confiance, des échanges de sourire, des instants de compréhension muette, la traversée d'un couloir bras dessus bras dessous, la bienfaisance d'un geste amical... Toutes ces choses acquièrent leur valeur réelle et profonde lorsque l'on en est définitivement privé. L'absence de Germaine se marque. Très souvent, pratiquement quotidiennement, sa fille lui rendait visite. On voyait souvent son fils, ouvrier chez nous, en visite. Avant même son entrée chez nous en juin 2005, j'ai souvenir des visites qu'elle rendait à sa soeur Denise. Germaine avait trois enfants, deux fils et une fille à qui nous présentons nos plus respectueuses marques de sympathie. C'est un déchirement de la perdre. Sans doute les gens tentent-ils de relativiser les départs avec la vieillesse. Oui, sans doute, mais quand l'attachement existe, le départ reste une perte douloureuse. Celui de Germaine en est une.  Il y a pas mal de temps déjà, notre charmante stagiaire Wendy avait réalisé une petite interview d'elle dont nous plaçons ici le lien.

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Photo Jacky Lepage

http://residencesainteanne.skynetblogs.be/interview-germa...

Ayant habité Bouvignes, Germaine, pour notre Messager, avait raconté la légende des Dames de Crève-cœur. C'est pour nous un réel chagrin de perdre cette amie très chère, très loyale et fidèle. Nous lui adressons des adieux chaleureux. Ses obsèques seront célébrées à la chapelle ce samedi 1er février à 15.00.

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03/01/2014

Décès de Marie-Thérèse Kaiser, épouse Lurkin

SL705120.JPGCe matin, vers 02.00, Marie-Thérèse Kaiser est morte. Elle était l'épouse de notre cher ami Marcel Lurkin qui est bien éprouvé ce matin. Nous lui exprimons notre désolation et lui adressons de très chaleureuses marques de sympathie. Marie-Thérèse était née le 20 juillet 1930. Elle est entrée chez nous le 18 aoüt 2011. Très handicapée, elle ne quittait pas son lit et les moyens d'entrer en communication avec elle étaient réduits. Dans son récit de vie, Marcel évoquait leur rencontre, leur mariage et leur vie commune. En guise d'hommage, je reproduis ce passage.

J’ai rencontré mon épouse, elle travaillait à Bruxelles chez un grand couturier, Porte de Namur. Je ne me souviens pas de son nom. Je ne sais plus. Il était très renommé. Elle était spécialisée dans les habits de dames. Elle a fait ses études à Bruxelles, puis a poursuivi comme apprentie chez ce couturier. Elle a travaillé là de 18 à 22 ans. La première fois, je l’ai vue au cinéma. Oui, je crois que c’est notre première rencontre, devant le cinéma. Cela fait 58 ans que nous sommes mariés ; un record à l’heure actuelle. J’allais au cinéma voir un film, j’ai oublié lequel, et je l’ai vue. J’ai été charmé au premier coup d’œil. Son père était projectionniste. Évidemment, nous nous retrouvions dans ce cinéma. J’étais militaire, à cette époque. Je faisais mon service à la caserne d’Etterbeek. J’avais un oncle qui connaissait un des commandants de l’époque et, grâce à son intervention, j’ai pu faire tout mon service à Bruxelles. Comme j’avais déjà travaillé à la banque, je savais taper à la machine et cela s’est avéré utile pour mon maintien.

Marie-Thérèse, c’est son prénom, a continué à travailler chez le couturier. Nous avons pris la décision de nous marier alors que nous nous connaissions depuis 4 ans. Nous nous sommes mariés dans l’église du Sacré-Cœur d’Etterbeek. J’ai décidé, suite à une proposition de la direction, de rallier les équipes qui assumaient les sections de Dinant et de Namur. J’ai terminé comme Chef de service adjoint et j’avais la responsabilité des 19 agences du Namurois.

Mon épouse a travaillé à domicile comme couturière. Nous avons fait construire à Dinant, route de Philippeville. Et nous avons vécu là jusqu’à présent. Il y a 24 ans que mon épouse et moi sommes pensionnés. Nous avons pris notre pension en même temps. Là, il me semble que j’ai fait le tour. Oui, je crois que ça convient.

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27/12/2013

Un poème de Prévert

La vie n’a pas d’âge
La vraie jeunesse ne s’use pas.
On a beau l’appeler souvenir,
On a beau dire qu’elle disparaît,
On a beau dire et vouloir dire que tout s’en va,
Tout ce qui est vrai reste là.
Quand la vérité est laide,
C’est une bien fâcheuse histoire.
Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.
Les gens très âgés remontent en enfance
Et leur cœur bat là où il n’y a pas d’autrefois.

Jacques PRÉVERT