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28/10/2014

Départ de Marie-Josée Denis

Copie de SAM_3217.JPGMARIE-JOSÉE PREND SON ENVOL

Ce mardi 28 octobre 2014, vers une heure du matin, Marie-Josée s'en est allée. Elle était née le 17 février 1928. Mère de deux enfants, dont un fils décédé, Marie-Josée était la sœur de Gisèle qui a aussi séjourné chez nous. Fermière originaire de Wiesme, au-dessus de Beauraing, Marie-Josée était un beau caractère, un être chaleureux, aimable et souriant, plein de bienveillante malice et d'humour. Elle portait sur nous son drôle de regard qui paraissait invariablement étonné. Peu mobile et un peu désorientée, elle a pourtant souvent participé aux activités des ergothérapeutes, aux activités manuelles de Monique et aux activités socioculturelles. Entre temps, elle lisait son journal ou aimait prendre position sur le seuil de sa chambre pour participer au grand mouvement de la résidence. Marie-Josée était entrée chez nous en juin 2013.

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17/09/2014

Décès d'Olga Jourdain

Notre doyenne Olga Jourdain

nous quitte

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Olga avait 102 ans. C'était notre doyenne. Nous l'avons beaucoup aimée et respectée. Ses derniers jours ont été pénibles. Elle s'est éteinte ce 16 septembre à 18 heures. Après le choc de l'annonce, une vague de tristesse et de regret a submergé la résidence. Notre matriarche nous a quittés.

Je remets la main sur son récit de vie réalisé à l'occasion de son centième anniversaire, je le republie ici agrémenté des photographies de Jacky Lepage. 

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Olga Jourdain est née à Franchimont le 28 mai 1912. Son père était contre-maître à la carrière de Franchimont et sa maman tenait une épicerie. Le couple possédait en outre trois ou quatre vaches. Olga avait un frère aîné, âgé de sept ans de plus qu’elle. Il s’appelait Oscar.

Olga a suivi l’enseignement primaire à Franchimont et a ensuite effectué ses moyennes chez les sœurs Notre-Dame de Philippeville.

Olga assistait sa maman à l’épicerie. Lorsque sa maman a été malade, Olga a également pris soin des vaches. Elle a appris à traire, à turbiner, à battre le beurre.

Olga s’est mariée en 1934 avec un jeune homme de Franchimont, Emile Huaux, qui travaillait comme fonctionnaire à l’Enregistrement à Florennes. Son époux est passé au bureau d’enregistrement de Dinant.

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Sa maman est décédée le 22 mai 1937. Olga se souvient  très précisément de ce douloureux événement. C’était le mois de mai et pourtant, il y avait de la glace et de la neige au cimetière.

Veuf, le père a rejoint le couple à Neffe. Papa, dit Olga, est resté vingt-deux ans avec nous. Mon mari, poursuit-elle, était d’accord.

Le couple a eu un enfant, un fils, en 1944. Il se nomme Jean-Pierre et est kinésithérapeute indépendant. Olga a aussi un petit-fils, Pierre-Yves, qui est directeur des ventes dans une concession Opel.

Emile, le mari d’Olga, est décédé en 1968. Il avait 55 ans. Il s’est senti mal en arrivant au travail. Il a réclamé Olga. Elle a enfourché son vélo et s’est précipitée auprès de lui. Il se savait mourant, il l’a dit à son épouse. Il lui a fait trois recommandations qui relèvent du secret de famille et qu’elle a scrupuleusement respectées.

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J’ai alors quitté Neffe, en 68, et je suis venue m’installer en appartement, chez Janus, à Dinant. J’y suis restée jusqu’à mon arrivée ici, il y aura sept ans au mois de septembre. J’ai pris la décision seule. Je me suis inscrite sur la liste d’attente de Sainte-Anne. J’y avais très longuement réfléchi. Cela me paraissait la décision la plus raisonnable, la meilleure solution. Mon fils a été surpris. Il était persuadé que je souhaiterais revenir à mon appartement. Ça n’a pas été le cas.

Je suis toujours en grande forme,me confie Olga. Pour la célébration de mon centenaire, je suis allée chez Demars à Dinant, ici, au-dessus à Dinant. La vendeuse était sidérée, ce n’est pas tous les jours qu’elle vend un robe à une cliente de 100 ans C’est une robe classique en gris-clair avec quelques touches roses. Je la porterai pour la fête.

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03/09/2014

Décès d'Ernest Deville

U N E  V O I X    S ' E S T    É T E I N T E

Ce matin, vers 05.00, notre ami Ernest est décédé dans sa chambre de la résidence. La plus belle voix de la résidence s'est éteinte. C'était un être d'une grande sociabilité, un être passionné par la vie, un être très allègre, très attaché à son épouse et à sa fille. Il avait été très vivement éprouvé par le tragique décès de son fils Marc en 1996. Il avait longtemps dirigé la chorale de Naninne. Il multipliait les activités : tennis de table, théâtre, chorale. C'était un homme plein d'humour et nous regretterons son beau sourire et ses magnifiques yeux bleus. En chaque occasion, activités ou festivités, il en profitait pour donner de la voix. Ce départ nous attriste et nous adressons à Nelly, son épouse et à Maguy, sa fille, des condoléances pleines d'affection et de respect. Entré chez nous en décembre 2012, Ernest était né le 29 août 1926. Nous allions fêter son anniversaire. Nous souhaitons à Ernest un envol vers le paradis des oiseaux chanteurs.

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Ernest est le fils d’Arthur Deville (contremaître) et d’Alice Genard (commerçante en épicerie générale et femme au foyer).

Arthur et Alice ont eu 4 enfants : Pierre (employé, dcd), Marcel (contremaître SNCB, dcd), Ernest et Léon (carrière dans la marine puis employé).

Ernest a fait ses études primaires à Naninne, ses secondaires à Saint-Aubain. Il entre au Ministère vers 1944, directement après la fin de ses études secondaires, dans l’inspection des produits phytopharmaceutiques. Ensuite, il prend en charge l’inspection des maisons de repos (contrôle comptable et inspection de la conformité des lieux). Il entre au Ministère en 44 et y restera jusqu’à sa pension en 1991.

Il se marie en 1952 (le 3 mai) avec Nelly Feraille. Ils ont fait connaissance au sein de la chorale de Naninne (dans laquelle ils chantent tous les deux) en 1946. Puis, ils se voyaient également au club de tennis de table dans lequel jouait Ernest, ils se rencontraient  au théâtre, dans la troupe amateur de Naninne. Ernest y a chanté l’opérette. Il a notamment chanté « Amour d’aviateur ». Aujourd’hui encore, Ernest garde une belle voix. Dans le cadre de cette troupe, Ernest a écrit un grand nombre de sketchs (revue théâtrale annuelle sur les gens, l’actualité du village).Ernest a même tenu, avec les joyeux drilles de la troupe, le rôle d’une majorette dans le cadre de cette revue. Ernest, dit son épouse, était un homme jovial, amusant, très apprécié et qui aimait écrire. Même comme inspecteur, ajoute-t-elle, c’était un homme très gentil, conciliant, bienveillant, apprécié de tous pour sa bonne humeur et sa gentillesse. Beaucoup de souvenirs d’une époque heureuse qui semblent réjouir Ernest et son épouse.  Ernest était également membre du club de pétanque du village. Le couple était donc très actif au sein de la vie socioculturelle du village.

Ernest et Nelly ont eu deux enfants. D’abord une fille, Maguy, régente scientifique à Notre-Dame à Namur où elle va bientôt terminer sa carrière (elle-même mère de 2 fils : Tony (officier de gendarmerie) et Charly (agent immobilier). Tony est lui-même marié et père de deux enfants, Eva et Mathy. Ernest et Nelly ont eu ensuite, beaucoup plus tard, un fils, Marc. Marc, qui était dessinateur à la ville de Namur a trouvé la mort dans un accident de moto en 1996. Il était âgé de 29 ans. C’est une tragédie immense, insurmontable dans la vie du couple. Lors de l’évocation (par Mme Deville) de ce terrible décès accidentel, Ernest Deville est la proie d’une crise de larmes. Bien qu’ayant désormais une conception assez confuse de son parcours et de la constitution de sa famille, l’évocation du décès de son fils l’ébranle un instant.

Le couple a vécu quinze années à Bruxelles avec sa fille aînée, Maguy. En 68, le couple est de retour à Naninne. Ernest et Nelly y resteront jusqu’en 2013. Ernest quitte Naninne pour entrer à Sainte-Anne et Nelly à la Résidence-services.

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