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25/02/2017

Départ d'Odette Malaise

EdA_267004_p__100568_120170203170048_2.jpgODETTE S'EN EST ALLÉE

C'était, non pas la plus âgée, mais la plus ancienne de la Résidence car elle était entrée chez nous en 1996, avant l'installation de la maison de repos à Sainte-Anne., lorsque le home était encore sis rue Bribosia, à Dinant.

Elle était née le 22 janvier 1934. Odette était une personnalité marquante de la résidence, une Saintannaise éminente et pittoresque. Tout le monde la connaissait et la reconnaissait. On connaissait sa sensibilité à fleur de peau, son bon appétit, sa piété, sa gentillesse, ses petits épisodes de versatilité, ses trémolos émus, l'originalité de son parler, ses mouvements d'humeur, les petits surnoms qu'elle attribuait aux gens. Mi p'tit Poyon était sans doute sa formulation préférée.

Elle aimait parler, rire, plaisanter, elle aimait qu'on s'attardât auprès d'elle, qu'on lui consacrât quelques minutes. Elle aimait les gentils positifs et enthousiastes, elle avait le goût des photographies et des pâtisseries. Elle assistait parfois aux activités, selon ses humeurs. C'était un être émouvant et attachant. Elle témoignait d'une grande affection pour les membres de sa famille et longtemps après le décès de ses parents s'émouvait encore à chaudes larmes de leur disparition. Il n'y a pas de grandes déclarations à faire sur Odette si ce n'est qu'elle avait atteint à la dimension du monument résidentiel. C'était une présence vibrante. Nous la regretterons.

Nous souhaitons à notre chère Odette des nichoirs douillets et lumineux établis dans des pays bienveillants. 

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14/01/2017

René Compère est mort

R e n é   C o m p è r e   s ' e n  v a

SAM_4370.JPGRené Compère, fils de Robert et de Marcelle Ménagen, né le 10 mai 1935 et entré chez nous le 27 octobre 2016, est décédé à Sainte-Anne. La maladie a eu raison de son endurance. Il était l'aîné d'une fraterie de cinq enfants. Bien avant d'entrer à la résidence pour cause de maladie, René participait, en rendant visite à son épouse Angèle Delahaut, à la vie résidentielle, jouant au Loto, aux activités socioculturelles ou en prenant part au Conseil. Recourons à son récit de vie pour évoquer quelques épisodes de sa vie.

Il n'a guère eu de temps de faire des études : "Six années primaire à Graide, ensuite, j’ai travaillé avec papa, qui tenait un garage de vélos et motos". "J’ai fait connaissance de mon épouse, en jouant au foot, à Graide, je tenais le poste de centre-avant. J’ai commencé à jouer à 16 ans et j’ai terminé à 31 ans. J’étais un bon joueur de tête. Je suis supporter de Charleroi. Elle (mon épouse) venait me voir. Nous nous sommes mariés en 1961. Elle travaillait dans une menuiserie, elle était chantourneuse à Paliseul. Nous avons eu trois enfants : Marylin : née en 62 professeur de langues à Notre-Dame à Namur (mariée et divorcée, deux enfants Quentin et Aurore), Pascal : né en 65,  pensionné de l’armée, marié et deux enfants (Inès, Tom), Sabine : née en 67, secrétaire à l’atelier protégé à Beauraing, mariée, trois enfants  (Amandine, Lysiane, Augustine)"

"J’ai été garagiste à Graide, puis à Anhée toute ma vie. Mon épouse a travaillé à la menuiserie 6 ans, elle chantournait les bois. Ensuite elle es restée à la masion pour prendre soin des enfants. Mon épouse est entrée à Sainte-Anne, pour des raisons de problèmes de démence. C’est le docteur qui a décidé de son entrée".

René était un homme sociable et avenant. Etant donné sa profession, son intérêt pour les moteurs, nous créons une petite exception à notre analogie avec les oiseaux migrateurs. Pour René, pour l'aider dans son ultime élan, nous avons recours à un poétique vieux coucou. Qu'il assure à notre vieil ami un vol agréable vers les contrées de son choix.

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28/12/2016

Départ de Suzanne Van Rolleghem

Départ de Suzanne, merveilleuse fleur bleue

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Suzanne était née à Furfooz le 13 novembre 1939, elle est décédée à Dinant le 15 décembre 2016. Voilà un être spécial et charmant, une femme inhabituelle, pétillante, émouvante, exaltée, loquace, communicative, candide et débordante de passion, de rire et de désir de vivre. Une femme que sa maladie avait rendue inquiète mais sans parvenir à briser cette sorte d'allégresse qui l'habitait. Les épisodes douloureux n'ont pas manqué dans l'histoire de Suzanne (un père qu'elle aimait et qui meurt de la tuberculose quand elle a six ans, une mère abusive jusqu'à la fin) mais elle a gardé cette fraîcheur irrésistible, cet enthousiasme qui signaient la qualité de son caractère.

Elle ne souhaitait pas que son récit de vie circulât et je n'y recourrai par conséquent pratiquement pas. Suzanne, qui avait réussi de brillantes humanités, a travaillé dix ans à la Société générale de banque à Namur. Ensuite, après son mariage, à la demande de son époux, elle a cessé de travailler.  Elle a eu deux enfants, Patrice, adjudant à l'armée et père de Rapahaël et Isabelle, institutrice et mère de deux enfants, Noah et Célia. Elle était très attachée au chanteur français Hervé Villard qui représentait pour elle une sorte d'idéal. 

Interrogée sur ses goûts culturels, elle répondait : J’aime la musique, toutes les musiques, classique, surtout Mozart, il est vivant, variétés, Hervé Villard, Michel Sardou, Bourvil, Michel Delpech, Luis Mariano, Laurent Voulzy, Annie Cordy, les opérettes, l’opéra, Carmen, Madame Butterfly, La Traviata, Le Barbier de Séville…Je chante avec toi liberté de Nana Mouskouri, adapté de Nabuco de Verdi. J’aimais lire, à présent, moins. J’aimais les contes, les romans, la biographie d’Hervé Villard, … J’aimais les films : Bourvil, Michel Morgan (dans Miroir à deux faces), …

Lorsqu'elle se sentait bien, elle assistait aux activités où elle se faisait remarquer par son dynamisme, ses éclats de rire, sa culture générale et ses connaissances dans le domaine spécifique de la chanson. Elle aussi aimait la conversation, les entretiens. Je crois que la qualité qu'elle préférait était la bienveillance. Elle avait le goût du rire, celui de la bonne humeur et ne supportait pas le cynisme, la méchanceté. C'était un être positif, lumineux. J'ai fait beaucoup de photos d'elle dans cette robe bleue qu'elle portrait à merveille et qui la faisait ressembler à un coin de ciel. J'affiche ici, pour la célébrer et lui rendre hommage, les photos de notre dernière séance. 

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Que sa métamorphose en oiseau bleu s'accomplisse et que le ciel aimante ses battements d'ailes.

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