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31/01/2018

Onhaye, Jean Closset

Onhaye

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Partant de Dinant en direction de Philippeville, par une route en élévation constante, on arrive sur le plateau à un gros village qui occupe l'arête du terrain et la partie sud du versant en direction d'Hastière. Ce village, c'est Onhaye. Cette vue aérienne montre au premier plan l'église et plus haut la route principale vers Philippeville. 

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L'église est de style néogothique en moellons de grès bâtie en 1860-1861 sur une construction plus ancienne. Elle est entourée par le cimetière. 

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L'église vue de face, dans son environnement. On remarque très bien que le clocher se trouve en avant du reste de l’édifice. 

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L'église dans son environnement fait de maisons anciennes. C'est dans cette église que se pratique le culte de saint Walhère. 

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Paysage bucolique : le clocher effilé monte dans l'échancrure d'arbres d'un verger où paissent des chevaux.

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Tout est ici respire la paix de la campagne, l'église dominant un paysage fait de fermes et de troupeaux paissants.

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Une vue plus tardive montrant le panorama d'Onhaye dans les années 1960. 

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Vue de l’intérieur de l'église, avec, dans le chœur, l'autel principal décoré par une rangée de colonnades.

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L'autel de droite est dédié à saint Walhère dont nous voyons la statue surmontée d'un dais. Des vitraux de l'église retracent la vie du saint. 

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Partie du triptyque de la vie de saint Walhère. Celui-ci est né à Bouvignes au début du douzième siècle. Après des études de théologie, il devint curé d'Onhaye puis doyen de Florennes. Ayant été informé que le vicaire d'Hastière par-delà menait une vie dissolue, il alla le trouver pour le morigéner. Le vicaire ramena Walhère et dans la barque qui traversait la Meuse, lui asséna un violent coup de rame qui provoqua la mort. Le corps fut jeté à l'eau et le courant le transporta vers la rive gauche où il fut retrouvé. 

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Panneau central du triptyque. Le corps de Walhère sorti de l'eau fut mis sur un chariot. tiré par des chevaux qui refusèrent d'avancer. Les chevaux furent remplacés par deux génisses qui se mirent à gravir la colline jusqu'à Onhaye où le corps fut inhumé. Le culte de saint Walhère prit naissance et est toujours pratiqué aujourd'hui. 

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Voici la statue de saint Walhère portant une rame en souvenir de celle qui lui donna la mort. A côté, le buste reliquaire. Lors de la fête du saint, il était imposé sur la tête des pèlerins souffrant de maux de tête. 

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La châsse de saint Walhère conservée dans l'église. Elle repose dans le fond de l'église sur une pierre tombale. 

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Drapelet de pèlerinage du début du vingtième siècle que les pèlerins portaient dans le procession. On y retrouve en résume la vie de saint Walhère : le coup de rame mortel, les génisses tirant le chariot vers l'église. 

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Autre drapelet de pèlerinage plus tardif. Ici, l'accent est mis sur la protection du bétail et d'autres animaux domestiques. 

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Chapelle de Bon Air, construite en 1629 et remaniée au dix-neuvième siècle. Elle est surmontée d'une belle croix en fer forgé. La porte est ornée d'une élégante rosette. 

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Retable en bois datant du dix-septième siècle décoré de vues de la vie du saint, d'un Christ en croix et du buste du saint.

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Vue de la rue étrangement appelée Casino. En fait, elle constitue une partie de la route de Philippeville, faisant suite à la rue abbé Hector Dujardin.

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Imposant crucifix situé au carrefour de la rue du Forbot et de la rue Hinveau. Il date de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Cette vue est prise au cours des années 1920, alors que des arbres entourent la croix. 

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La même vue, les arbres ont été coupés et le Christ repose sur un socle en moellon de grès, de forme polygonale. La croix est à huit branches, surmontées par des trilobes surmontés eux-mêmes de trilobes évidés. 

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Photo de 2017 montrant le crucifix tel qu'il est aujourd'hui, devant une maison éclatante de blancheur et modernisée. 

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Vue datant des années 1920 d'une ferme située rue Gailaipont. Vers 1920, elle était exploitée par la famille Lambert-Noël. Ce fut un des rares immeubles à être épargné lors de l'incendie allumé par les Allemands le 23 août 1914.

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Dessin de cette ferme extrait du livre "Onhaye et ses environs. Histoires et anecdotes des frères Noël". 

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Photo actuelle des lieux due à l'obligeance du colonel Vincent Scarniet que je remercie vivement. 

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Premières maisons de la rue du Forbot se situant près de l'esplanade séparant la rue du Forbot et la route de Dinant.

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Vue d'ensemble de l'esplanade citée ci-avant. A l'époque, le sol est encore herbeux d'où la présence d'un cheval. 

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Près de l'entrée de la rue du Forbot se dresse cette tour étrange au sommet crénelé. C'est une cabine électrique. Heureusement, aujourd'hui, elle a disparu. 

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Environs de l'église où s'embranche la rue de Gailaipont. le caractère rural de la localité déjà se rend visible. 

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Nous voici au centre du village : de gauche à droite, la chapelle saint Walhère, au milieu les immeubles situés à l'arrière de celle-ci,  l'épicerie l’Élan à qui nous devons l'édition d'un carnet de cartes fixant le Onhaye des années 1930.

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La place communale d'Onhaye telle qu'elle se trouvait dans les années 1920, bordée d'une rangée d'arbres. 

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La même place, trente ans après. La route qui délimite la place descend sur Weillen. 

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Vue générale d'Onhaye au carrefour entre la route de Dinant et l'amorce de la rue du Forbot. 

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La rue Abbé Hector Dujardin comporte comporte quelques beaux immeubles. Au loin, se dégageant de l'ensemble, la chapelle consacrée à saint Walhère. 

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Vue aérienne du centre d'Onhaye, là où la route de Dinant et la rue du Forbot se séparent. Au milieu de la placette, l'immeuble qui deviendra un café et aujourd'hui une pâtisserie. Remarquons que la cabine électrique défigurant les lieux est toujours en place. 

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Voici la maison qui occupe un lieu central. A ce moment, elle est le café de la jeunesse, avec elle deviendra une pâtisserie renommée.

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Cette mare se trouvait au lieu-dit Ausrée du Vevy, c'est-à-dire une terre argileuse où il devait y avoir un vivier dans lequel autrefois on pouvait pêcher le poisson. La mare se trouvait le long de la rue Abbaye prolongée par la rue de Weillen. La mare n'existe plus, le terrain argileux et spongieux a été asséché lors des travaux de contournement autoroutier. 

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Depuis 1905, une ligne vicinale a relié Dinant à Florennes en passant par Onhaye, Anthée, Morville, Falvion, Rosée et Corenne.  Ce vicinal nous le voyons à son point d'arrêt le long de la route de Philippeville.  Ce convoi se composait de la  locomotive à vapeur, de deux wagons pour voyageurs et d'un fourgon servant au transport des colis.

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Vue de la carrière de granit, propriété de Gérard & Dubois à Onhaye. Cette carrière se trouvait dans le voisinage de la route descendant vers Hastière.

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Voici les moellons extraits de la carrière.

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Lors des manœuvres de l'armée belge en 1913, les états majors se sont regroupés sur la place communale d'Onhaye.

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Le 23 août 1914, de durs combats eurent lieu entre Français et Allemands. Finalement, les Français furent contraints à la retraite. Nous voyons ici des officiers allemands passant devant des Français faits prisonniers.

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Voici une tombe collective pour douze militaires allemands du 106 e régiment tombés au combat. 

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Une autre tombe de soldats allemands du 106 e régiment. 

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Une autre tombe collective de soldats allemands du même régiment. Remarquons que ces trois tombes sont d'un modèle chaque fois différent. 

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Vue du cimetière d'Onhaye situé rue du Forbot. Les corps des militaires tombés au combat dans la région y reposèrent, les Français d'un côté, les Allemands de l'autre. Sur la vue, il ne reste plus que les tombes allemandes qui, à leur tour, seront transférées dans de grands cimetières militaires. 

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Cérémonie organisée lors du rapatriement d'un soldat d'Onhaye décédé pendant la guerre 14-18. les drapeaux ouvrent la marche. 

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La même cérémonie :le clergé suivi du cercueil porté sur les épaules. 

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Monument érigé le long de la route menant à Onhaye, au-dessus de du fond de Foqueux. Il a été élevé par l'amicale du 102 e RAL en hommage à leurs camarades tombés en mai 1940.

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