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19/10/2016

Le deuil marque la résidence

identité.JPGIssu d'une famille nombreuse (deux frères et cinq sœurs), Albert a été placé très tôt, presque, disait-il, à l'heure de ma naissance. Au jour où nous avons rédigé son récit de vie, Albert n'avait vu aucun des membres de sa famille depuis plus de quarante ans. Il n'avait qu'un souvenir imprécis de son père, aperçu furtivement, et il se souvenait de sa mère avec plus de précision. Albert quitte la maison de placement à l'âge de 15 ans. Il fait ensuite trois années d'apprentissage chez un boulanger.  Puis fait l'objet d'une nouvelle mesure de placement qu'il mettra à profit pour apprendre maçonnerie, carrelage, plafonnage, travail du ciment. Après le service militaire, il travaille un peu partout en Belgique dans l'horticulture. Jusqu'à la trentaine, il a travaillé comme salarié. Pour ce qui est des dates, Albert n'a plus trop de mémoire. Il se souvient, dit-il, des grandes lignes. Ayant plusieurs cordes à son arc, il exerce différents métiers : peintre en bâtiment, maçon, ...

En 1978, il épouse Catherine, un peu plus âgée que lui. Il l'a rencontrée à Auvelais, elle travaillait à la Feutrerie. Ils ont vécu heureux ensemble et n'ont pas eu d'enfant. Elle décède dans les années 1990. Elle est enterrée à Auvelais, au cimetière de Seuris. Albert est arrivé au Val de Neffe à la suite d'une hospitalisation. Ensuite, avec le Val, il arrive à Sainte-Anne.

Il aimait la musique, jouait de l'orgue, il avait appris en autodidacte. Il a joué dix ans, un peu partout, dans les messes et il a fait  vingt ans de chorale à Yvoir, Bruxelles, Tournai. 

Albert nous a quittés en ce début du mois d’octobre 2016.

 

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